Cela fait bientôt vingt ans qu’Indult a vu le jour. En deux décennies, la parfumerie de niche s’est développée à un rythme effréné, avec des lancements qui se multiplient d’année en année. Certaines maisons présentent de nouvelles créations chaque mois, au risque d’engendrer une impression de surproduction qui peut même dérouter les passionnés les plus curieux, perdus dans un flot incessant de nouveaux noms.
Pourtant, le parfum n’est pas une affaire de chiffres. C’est une affaire de passion, de patience et de savoir-faire. Une formule demande des mois d’ajustements avant de trouver son équilibre, et les matières premières elles-mêmes exigent du temps : des gousses de vanille qui mûrissent pendant des mois, des fleurs distillées le temps fugace d’une saison, des résines qui s’approfondissent lentement. Ce rythme ne peut être forcé sans perdre ce qui rend le parfum vivant.
Indult a choisi la voie de la lenteur. Après deux décennies, le catalogue ne compte que quatre parfums, chacun conçu pour durer. Dans un marché dominé par la quantité, le luxe lent préserve au parfum ce qu’il doit être : une émotion, et non un chiffre.

